La plus grande saga littéraire du monde

Note importante : les présentations ci-dessous ont, par rapport aux textes originaux dont elles sont extraites, été adaptées pour tenir compte de la situation à ce jour (décembre 2007).

 Principe et orientations

Perry Rhodan est est une vision, celle de l’expansion réussie de l’humanité en direction des immensités inconcevables de la Galaxie et de l’Univers.
Tout ce qui jusqu’à présent s’est produit sur cette Terre figure dans les ouvrages historiques. L’Histoire que narre cette série commence dans le présent et se poursuit sans cesse vers un avenir toujours plus lointain.
Perry Rhodan, héritier d’une grande puissance galactique, est un chercheur, un pilote de l’espace et un défenseur fanatique de l’idée d’une Terre unifiée et forte. À ses côtés, l’humanité fait ses pas sur un chemin dont l’extrémité ne peut se laisser entrevoir. Il mène à travers les millénaires à venir et, par dessus des abîmes insondables, jusqu’à des royaumes stellaires qui depuis des millions d’années nous attendent. Il conduit jusqu’à ce temps où les descendants des hommes ne parleront plus de la Terre que comme d’un mythe, tandis qu’une planète abandonnée orbitera encore et encore autour d’un Soleil depuis longtemps éteint, qui pourtant fut jadis le centre de l’Univers.

K-H. SCHEER, Clark DARLTON
Préface du premier épisode, 1961

 Le phénomène littéraire

Imaginé en 1961 par des auteurs déjà importants au sein de la science-fiction européenne, ce projet a conduit la série Perry Rhodan à dépasser aujourd’hui en Allemagne les deux mille épisodes et à être traduite dans une douzaine d’autres pays. En nombres d’exemplaires cumulés, l’édition allemande à elle seule a depuis longtemps passé le cap du milliard d’exemplaires.
Semaine après semaine, mois après mois, depuis plus de quarante ans des centaines de milliers de lecteurs se laissent emporter par les fascinantes aventures de Perry Rhodan et de ses compagnons. Ces aventures emplies de suspense et de mystère, dans le cadre futur où une humanité unie est confrontée à d’autres peuples stellaires et à des puissances d’ordre supérieur, entre en contact avec des galaxies situées par-delà des infinis cosmiques et fait face à des révélations dont la portée est à la mesure de l’Univers, nous offrent une nouvelle vision de notre monde.

Arndt ELLMER
(Un des auteurs de la série depuis 1983)

 En France : la partie visible de l’iceberg

Lorsque la parution de Perry Rhodan démarre en France en 1966, l’original allemand a déjà 5 ans d’existence et donc plus de 230 numéros puisque la publication des fascicules est hebdomadaire. Il faut rajouter à cela, de 1964 à 1999, un livre de poche dit Roman planétaire par mois dont le contenu est une aventure dans le cadre de Perry Rhodan, illustrant un aspect particulier hors du cours de la série et renforçant donc la place d’un personnage, d’une race ou explicitant tel ou tel événement. Si l’on a à l’esprit que le volume 199 de l’édition française (janvier 2005) présentait les épisodes des fascicules 422 et 423 (octobre 1969), alors qu’en Allemagne était paru la même semaine le fascicule 2267, avec, en parallèle, 424 Romans Planétaires et nombre d’autres oeuvres, le déséquilibre est vite élucidé.
De plus, l’édition française de Perry Rhodan ne va partir ni des fascicules, ni, à plus fortes raisons, des Romans Planétaires lisibles de façon autonome. Elle va se baser sur de gros volumes reliés, couverture forte cartonnée et papier épais, appelés Livres de Prêt et spécialement destinés aux bibliothèques : un véhicule culturel qui existe dans le domaine de la littérature populaire allemande déjà depuis de très nombreuses années. Ces livres présentent un contenu différent de celui des fascicules : condensé - par Karl-Herbert Scheer lui-même - , avec des suppressions notables, et l’évacuation de certains épisodes. Peut-être l’homogénéité de l’ensemble, la cohérence sont-elles meilleures... La première traductrice pour le compte du Fleuve, Jacqueline H. Osterrath, va s’en tenir strictement à ces Livres de Prêt du n°1, Opération Astrée, au n°22, L’Amiral d’Arkonis, janvier 1973. Le résultat est bon, on ne remarque pas le moins du monde les manques. FAUX ! (sauf la dernière phrase. Cf commentaires de Jean-Luc Blary plus bas)
À partir du n°23, Le Sérum de survie, juillet 1973, la version française s’écarte du strict contenu des «Livres de Prêt» et se met à intégrer toujours davantage de fascicules.
Avantage de la technique du brassage des sources utilisées pour l’élaboration de la version française de Perry Rhodan, l’homogénéité plus grande : ainsi, les deux premiers romans de William Voltz, mettant en scène les Métamorphes, paraîtront chez nous ensemble.
Inconvénient : certains épisodes essentiels ont été écartés, comme ceux des fascicules 99 et 120. La mort de l’Arkonide Krest restera pour le lecteur francophone une énigme, et la découverte de la planète Mécanica se fera par magie dans notre n°52 - on y arrivera sans savoir comment elle a été trouvée ! Le filtrage n’est pas toujours aussi neutre : l’épisode allemand 204, auquel les francophones n’auront pas droit, apportait les premiers éléments lourds de sens et d’implications futures à propos des Maîtres Insulaires par le biais d’une créature vivante, capable de communiquer d’une certaine façon - et point sous la forme de documents écrits muets ainsi que fut contraint d’imaginer Roland C. Wagner, le relecteur de l’époque, pour colmater la brèche. Regrettable.

Jean-Michel ARCHAIMBAULT
("Directeur de collection" de la série française)
texte revu et mis à jour par Jean-Luc Blary

 Un creuset de concepts

En 44 années terrestres (1961-2005) et près de trois millénaires dans son histoire (1971-4918), représentant l’équivalent de plus de 250 000 pages (oui, un quart de million) au format de poche, les aventures de Perry Rhodan l’ont amené à cotoyer des centaines de races extraterrestres et extra-galactiques, et à découvrir la majeure partie des concepts ayant cours à l’heure actuelle dans la science-fiction populaire : l’hyperespace, la téléportation, les voyages temporels, les mutants dotés de pouvoirs paranormaux, l’immortalité : tout cela s’y trouvait dès 1961.
Les autres univers, les races anciennes, les intelligences cosmiques... n’ont pas attendu non plus la fin des années soixante pour faire leur apparition.
Les auteurs de Star Trek et Star Wars n’ont rien inventé : ils pouvaient puiser dans le vivier Perry Rhodan et ne s’en sont probablement pas privés. Ainsi les Borgs de Star Trek, cyborgs possédant des vaisseaux cubiques, ressemblent curieusement aux Bioposis, robots semi-organiques utilisant également des vaisseaux cubiques, mais apparus, eux, début 1964.
Seul emprunt fait par les auteurs de Perry Rhodan aux américains : les robots positroniques, imaginés par Isaac Asimov dès 1940.
Quant à Jacqueline Osterrath, qui nous a hélas quittés depuis (le 28 octobre 2007), elle nous a confirmé n’avoir jamais fait appel aux livres de prêt, mais avoir toujours travaillé à partir des fascicules, qu’elle a été contrainte de condenser pour faire tenir dans la "norme" Fleuve Noir Anticipation. C’est également l’éditeur qui lui a imposé la liste des épisodes à traduire (et donc ceux à ignorer) et qui a mentionné sur les pages de garde les titres des livres de prêt au lieu de ceux des fascicules réellement utilisés.

Jean-Luc BLARY
(Un des anciens traducteurs de la série française)

 Les choses évoluent ont évolué un moment, mais...

Si, en France, nous avons maintenant plus de 35 années de retard, les choses avaient commencé à évoluer sensiblement dans le bon sens, avant de subir un brutal impact négatif.
 Si seulement 6 volumes sont parus en 1998 (128 à 133), 8 sont sortis en 1999 (134 à 141), 9 en 2000 (142 à 150), 12 en 2001 (151 à 162).
 Depuis, en dépit de l’espoir persistant des fans et de leurs réclamations incessantes pour que ce rythme soit accéléré au moins à hauteur de la cadence allemande (26 volumes de 2 épisodes chacun - ou 13 volumes de 4 épisodes - par an), les programmes 2002 à 2006 n’ont vu aucune accélération du rythme d’un volume mensuel. Seule exception, le nombre des rééditions est passé en 2002 à 10 tomes par an - idem en 2003, 2004 et 2005. L’objectif à moyen terme était de passer, soit à des volumes mensuels plus conséquents (4 ou 5 fascicules au lieu de 2), soit 44 à 55 épisodes annuels en France, soit à une fréquence plus importante (comme 20 volumes de 3 épisodes).
{short description of image} Si 27 épisodes ont été « écartés » par Fleuve Noir (dont un a été réintégré lors de la réédition du volume censé le contenir), aucun ne manque à l’appel depuis plus de 10 ans, et des fans francophones (français et québécois) se sont attelés depuis août 1999 à la traduction de ces 27 épisodes, qui sont désormais tous traduits. Les 26 demeurés inédits sont tous accessibles en téléchargement sur les différents sites de RHODANIENS (Inscription gratuite et immédiate, voir sur la page de liens.)
 Hélas, depuis l’arrivée dans l’équipe de traduction de Claude Lamy (alias Nicolas Nommey), coopté par Jean-Michel Archaimbault, non pour renforcer l’équipe comme il l’a prétendu, mais pour favoriser un sien copain, avec en parallèle l’éviction de Jean-Luc Blary (pourtant plébiscité par les sondages comme le meilleur traducteur de PR depuis Jacqueline Osterrath, son « remplaçant » ayant eu droit quant à lui à la palme du plus mauvais traducteur, voir sur http://fr.groups.yahoo.com/group/Atlan_et_Perry_Rhodan/), la qualité des textes proposés au lecteur français s’est considérablement dégradée, fait rapidement sanctionné par une chute sensible des ventes (le Furet du Nord, première librairie du monde, a vu ses ventes de PR divisées par trois en moins d’un an, cette baisse s’étant poursuivie depuis pour atteindre actuellement un facteur quatre), ce qui laisse augurer un avenir limité de la série chez Fleuve Noir. L’abandon fin 2006 de la série-sœur Atlan et celui, fin 2007, des rééditions ne font que renforcer ces craintes.
 Le pire est que, depuis le PR200 (février 2005), l’équipe éditioriale a choisi pour accélérer une solution diamétralement opposée aux souhaits des lecteurs : non seulement les nouvelles parutions ne sont plus intégrales (traduites des volumes argentés, dont le texte a été remanié et sensiblement raccourci - et de plus tellement « courtes » qu’elles ne peuvent guère être considérées comme des intégrales de ces mêmes VA), mais en plus, des épisodes « non essentiels » sont purement et simplement omis, ce qui nous ramène à la situation qui prévalait jusqu’au début des années 1990.